La RSE vue par l’Ecosphère Aggelos

Dans la droite ligne du point numéro 3 de notre plan d’orientation 2021 à 2025 : expérimenter pour progresser dans durée, nous avons réalisé notre 3ème webinaire le 20 juillet dernier en direct de l’Atelier Eugène ! à Floirac.

Ce webinaire nous a permis d’aborder en toute simplicité un sujet clé dans l’Ecosphère : la Responsabilité sociétale des Entreprises. A travers elle, c’est tout le champ de notre responsabilité globale qui est abordé. Cet article compte-rendu est l’occasion de remercier les acteurs clés de ce webinaire, qui tous mobilisés ont participé à cette expérimentation enthousiaste.

Petit retour sur quelques volets abordés dans le webinaire.

Une démarche engagée depuis de nombreuses années

L’ambition de la démarche RSE depuis 2003 où nous avons signé la charte Com’Avenir, c’est avoir comme premier objectif de diminuer les impacts de notre activité : travailler sur la maitrise des impressions, de l’émission de CO2. Dans les années 2000, la RSE consistait surtout à chercher des imprimeurs capables de travailler avec des encres végétales ou du papier recyclé et à tenter de diminuer l’impact en cherchant à baisser notre bilan carbone.

15 ans plus tard, nous explorons le 2ème objectif de cette démarche RSE : travailler sur l’impact positif de nos missions.

Avec une méthode importante. Celle des « 3F » : formaliser, formaliser, formaliser.

  • Formaliser pour pouvoir suivre nos engagements
  • Formaliser pour être évaluer
  • Formaliser pour rendre compte

Car pour nous, dans une démarche RSE digne de ce nom, il fait avoir un tiers extérieur qui valide ces engagements. Il faut explorer avec les parties prenantes de notre quotidien. Expérimenter en permanence. Et valider tout cela pour aller au-delà de l’auto-déclaratif. Avoir une certification extérieure nous pousse à avancer et à progresser. Nous explorons ce chemin depuis quasiment 20 ans notamment grâce à ce soucis de l’évaluation.

La certification BCorp nous fait grandir d’année en année

Cette certification nous aide à nous mettre en mouvement. Par exemple pour l’électricité, depuis 2 ans à l’agence et cette année à l’atelier de Floirac, nous passons par la société Enercoop, donc des petits producteurs locaux d’énergie. Cela nous coûte 20% plus cher mais c’est une énergie qui n’est pas issue du nucléaire ou de l’énergie carbonée. C’est BCorp qui nous a aidé à arbitrer sur l’équation économique.

Autre exemple avec notre partenariat avec Elise depuis leur création sur la récup de nos déchets. Nous pouvons certifier que nous avons plus de 636 kilos de papier, cartons etc… recyclés.

Dans l’atelier Eugène ! à Floirac, nous avons le soucis de cette responsabilité et des impacts de nos métiers : le bois est PEFC, les colles sont acryliques, les vernis aussi, on n’emballe pas dans du plastique mais dans des couvertures…

Nous devons être en permanence dans des arbitrages sur des critères techniques, environnementaux et financiers. BCorp au delà d’être une certification est une communauté avec des ressources partagées dans des temps de rencontre réguliers.

La RSE : un long fleuve tranquille ?

La RSE est aussi une rencontre et une exploration permanente nous a expliqué dans ce webinaire, Sandrine Frédérick qui est directrice du développement de l’Ecosphère Aggelos. Pour elle, le début du chemin démarre par des rencontres humaines, des livres, des documentaires mais aussi des échanges avec d’autres professionnels qui partagent une curiosité pour ces sujets. Il est primordial de porter cette cohérence et d’être aligné tant personnellement que professionnellement.

« C’est essentiel que ces messages soient passées par la direction. Les valeurs doivent être installées et diffusées partout dans l’entreprise, c’est ce qui me donne de la force au quotidien » – Sandrine Frédérick

D’un déclic environnemental au déclic social

Chez Aggelos le premier levier sur lequel nous avons agi c’est celui de l’environnemental. Dès 2008 nous avons par exemple mis en ligne un site gratuit de mesure d’impact environnemental des documents imprimés.

Puis dans nos réflexions nous nous sommes rendu compte qu’il était plus important d’agir sur le social pour amener de la transition et de l’acceptation de cette transformation écologique et environnemental.

« Si tu n’es pas en démarche toi-même, tu ne peux pas accepter de payer ton énergie 20% plus cher. Alors que si tu es dans cette démarche, ce n’est plus un sujet. » – Alain Gross, Directeur Général de l’Ecosphère Aggelos

La Responsabilité sociétale est importante

L’ambition d’un engagement sociétal est importante et peut donner du sens à toute une organisation. Dans les années à venir, nous allons avoir de plus en plus de réfugiés climatiques, politiques, économiques qu’il va falloir accueillir et nourrir. Nous devons impérativement explorer les possibilités d’agir dessus. Et c’est une réflexion que nous avons engagé dans l’Ecosphère avec des pistes qui viendront sans doute de nos capacités d’agir dans un ensemble qui ira peut-être au-delà du travail seul et dans un échange soutenu avec nos équipes, nos partenaires, nos clients. Cette réflexion est en cours et va grandir progressivement.

Cette démarche aborde la complexité du monde, il faut savoir l’aborder simplement en prenant le temps, en réfléchissant, en expérimentant pas à pas…

Quid de la Responsabilité numérique de l’entreprise ?

Dans un monde où le numérique occupe de plus en plus de poids dans nos vies il est nécessaire de s’interroger sur les impacts du numérique sur notre planète. Nicola Cocco est développeur et DPO de l’Ecosphère Aggelos. Dans cette vidéo, il revient pour nous sur ce qui est entendu par ce concept de RNE.

Les clés de cette démarche :

  • Privilégier l’achat de matériel reconditionné. La réparation est privilégiée en cas de panne, avec des artisans locaux. La quasi-totalité du matériel de l’Ecosphère Aggelos vient du reconditionné.
  • Nous avons produit 188 kilos de déchet numérique qui ont été repris par la société ELISE qui va les reconditionner complètement.
  • Nous évitons de passer par les services d’entreprises connues pour exploiter leurs employés, comme Amazon ou Uber par exemple. Ces entreprises ont des impacts humains importants avec des services qui profitent des pays pauvres pour exploiter des humains.

Zoom sur Google par exemple :

  • Il est possible d’éviter de passer par les services de Google. Le navigateur Chrome analyse le web. On peut s’en sortir en utilisant un autre navigateur comme Firefox par exemple. Des navigateurs open source existent et permettent de protéger les données des utilisateurs.
  • Matomo par exemple est une offre qui remplace Google Analytics. Analytics est gratuit mais envoie les données des sites internet à Google. C’est un problème. Avec Matomo, ces données ne sont pas envoyées au créateur de l’outil qui est directement installé sur le serveur du site internet. Les données restent la propriété des clients.
  • Nous évitons aussi de donner ces statistiques à Google et à d’autres entreprises qui achètent ces données à Google.
  • Nous pouvons utiliser des VPN qui évitent que notre empreinte numérique soit vu par les acteurs de l’internet. Nous sommes ainsi protégés en tant qu’individu. Ces VPN nous anonymisent

« N’oublions pas que Google commercialise toutes ces datas et leur analyse. Souvenons-nous de Google et Facebook qui vendaient les données à des partis politiques, qui les utilisaient après dans le cadre de la navigation des utilisateurs… » – Nicola Cocco

Là encore cette démarche de RNE va grandir progressivement à travers des échanges avec les équipes de l’Ecosphère, les clients, les partenaires et avec les entreprises certifiées BCorp. Être engagé sur ce chemin c’est s’intéresser à l’ensemble de nos externalités et dans une reconquête de la maîtrise de nos impacts quels qu’ils soient.

Pour aller plus loin

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