Syndrome de Diogène : éclairer les zones invisibles et créer les conditions du dialogue

Novembre 2025

Aggelos a accompagné Marseille Solutions, la CMSMH et les Compagnons Bâtisseurs Provence dans la préparation éditoriale, l’ingénierie des échanges et l’animation des Rencontres nationales consacrées au syndrome de Diogène.

Animation des Rencontres nationales Syndrome de Diogène 2025 Marseille

Le rôle d’Aggelos : rendre possible un dialogue complexe

Dès les premières réunions, les organisateurs nous ont confié une mission claire : aider à faire tenir ensemble des sujets difficiles, des disciplines qui ne se croisent pas toujours, et des pratiques de terrain très différentes.

Notre intervention s’est concentrée sur quatre axes :

1. Ingénierie éditoriale de l’événement

Conception du fil narratif, articulation entre sciences, terrain et philosophie, construction des séquences, cohérence d’ensemble.

2. Préparation à la prise de parole

Accompagnement individuel et collectif pour clarifier les messages, faciliter les transitions, rendre visible ce qui doit l’être.

3. Conception des temps d’échanges

Tables rondes, formats dialogués, ateliers, mises en tension, moments de respiration : un travail de précision pour créer des espaces où la réflexion peut avancer.

4. Animation

Pendant deux jours, Eloi Choplin, a porté le fil rouge : fluidifier, relancer, donner du sens, maintenir la cohérence tout en respectant la complexité des situations.

Ce travail discret mais structurant a permis aux intervenants, soignants, travailleurs sociaux, chercheurs, philosophes, acteurs de l’habitat, collectivités, d’être pleinement disponibles pour le fond.

Pourquoi Aggelos était présent ?

S’engager sur un sujet comme les multiples visages du syndrome de Diogène n’est pas anodin.
Ces situations touchent à l’intime, à la dignité, à l’éthique, à notre manière de penser la vulnérabilité.

Être là, pour Aggelos, c’est une façon de dire que la communication n’est pas un emballage, mais un outil de lien, un levier de compréhension, un service rendu au bien commun.

Notre présence répond à trois convictions :

  • Rendre lisible ce qui est complexe

Ces situations mêlent santé mentale, habitat, isolement, mémoire, normes sociales, droit, éthique.
Elles demandent une écriture précise et une conversation cadrée.

  • Soutenir ceux qui agissent sur le terrain

Les professionnels naviguent entre liberté et sécurité, lenteur et urgence, droit et soin, consentement et contrainte. Ils travaillent dans les interstices. Ils tiennent la société ensemble.

  • Donner de la visibilité à ce qui est souvent caché

Le désordre, la honte, l’incurie, l’exclusion : autant de réalités que la société préfère ne pas voir.
Les remettre en lumière, c’est déjà agir.

Animation des Rencontres nationales Syndrome de Diogène 2025 Marseille

Ce que ces Rencontres ont mis en évidence

Loin d’un colloque technique, ces deux journées ont ouvert un espace rare, nourri par les contributions de la Belgique, du Japon et de nombreux territoires français.

Ce qui a émergé :

  • Le syndrome de Diogène n’est pas seulement une question d’objets, mais de lien.
  • Le désordre dit quelque chose de la mémoire, de la protection et parfois de la résistance.
  • Les professionnels travaillent dans des zones grises où aucune règle ne suffit.
  • L’intervention demande du temps long, du collectif, de la patience et de la confiance.
  • La coopération entre institutions est indispensable mais fragile.
  • La manière dont une société définit le “propre” et le “sale” dit beaucoup d’elle-même.

Ces Rencontres ont rappelé l’importance d’un regard plus humble, plus attentif, plus nuancé.

Pour nous, là où cela fait tilt !

Ces temps sont importants parce qu’ils nous rappellent que le vivre-ensemble se joue ici : dans ce que nous ne voyons pas, dans ce que nous préférons taire, dans ce qui se glisse sous le tapis.
Dans les gestes de celles et ceux qui soignent, qui colmatent, qui accompagnent avec bienveillance et bientraitance les fragilités de nos territoires.

Notre raison d’être, chez Aggelos, c’est aussi de montrer cela.
De rappeler que le monde tient grâce à ces personnes discrètes, engagées, humbles.
Notre rôle est de braquer la lumière, d’aider à faire émerger ces sujets complexes, de créer les conditions d’un dialogue qui ne juge pas mais qui comprend.
C’est une responsabilité : dire le réel sans l’aplatir, et donner de l’espace à ce qui mérite d’être regardé.

Animation des Rencontres nationales Syndrome de Diogène 2025 Marseille

Ce que nous retenons

Ces journées ont montré que comprendre le syndrome de Diogène, c’est comprendre :

  • le rôle des politiques publiques,
  • les limites des dispositifs,
  • les tensions entre liberté et protection,
  • les effets du regard social,
  • la fatigue du lien,
  • et la puissance des collectifs qui refusent de renoncer.

Pour nous chez Aggelos, c’est une manière d’affirmer que la parole peut transformer, que la conversation peut réparer, et que l’éthique se travaille ensemble.

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